Grâce à notre nouveau webmaster, le site va enfin pouvoir à nouveau être mis à jour et suivre de plus près les événements qui bouleversent actuellement le Liban.
La remise en route de ce site nécessitera certes encore une sérieuse reconfiguration, que nous allons entreprendre pas à pas. Merci donc pour votre patience et votre compréhension.
L ‘actualité libanaise, si préoccupante, nous pousse cependant à rependre sans tarder non seulement le clavier, mais également l’organisation de nouvelles activités.
Nous avons commencé par organiser, conjointement avec la Fondation du Château Mercier, une manifestation de soutien en faveur du Liban, mardi dernier, 12 octobre, dans la Salle de la Bourgeoisie de Sierre, pour tenter
- de mieux comprendre « l’effondrement » du Liban, au fil d’une conversation entre Charif Majdalani et Jean-Philippe Rapp, introduite et couronnée par les chants de Fayruz et de Diaz Darwich, magnifiquement interprétés par Laure Barras et Alaa Zouiten.
- et de récolter des fonds en faveur d’Offre Joie, si bien représenté par Catherine Otayek au cours de cette manifestation. (cf. annonces sous actualités)
Nos forces actives étant par ailleurs limitées, nos projets se limiteront pour l’instant à :
1. soutenir Offre-Joie - une association fondée par Melhem Khalaf, un disciple de Père Maroun Atallah, le fondateur de Reconstruire Ensemble - financièrement, en diffusant, directement ou indirectement, ses informations, ainsi qu’en relatant les récits de tous ceux qui pourront s’y engager activement, au Liban ou à partir de là où ils se trouvent
2. associer les membres du Vaisseau Orphalèse fondé par Aline Tawk aux échanges qui jailliront des prochaines Rencontres Orient Occident du Château Mercier (ROO-Mercier), si celles-ci pourront bien avoir lieu comme prévu, entre le 29 octobre et le 7 novembre 2020 (cf. https://roo-mercier.com/wp-content/uploads/2020/10/ROO_Programme_2020_WEB.pdf
Comment ? Les modalités doivent encore être mises au point, au fil de visioconférences qui pourraient éventuellement être organisées à Mercier. Une recherche commençant par celle de jeunes - d’âge ou d’esprit - prêts à dialoguer avec les membres de ce sympathique équipage, à propos, entre autres, des thématiques qui seront explorées au cours des ROO-Mercier.
A bon entendeur salut !
Mais vérifiez bien, avant de venir aux Rencontres, les « DERNIERES NOUVELLES » figurant sur la page d’accueil de roo-mercier.com, pour découvrir si la manifestation qui vous intéresse aura bien lieu, ainsi que les dernières mesures de sécurité imposées par le Médecin cantonal.
Marie-Laure Sturm, 17 octobre 2020
Articles de ou sur Charif Majdalani
https://fr.wikipedia.org/wiki/Charif_Majdalani
https://www.franceinter.fr/emissions/l-heure-bleue/l-heure-bleue-01-octobre-2020 Quand Beyrouth a explosé, par Charif Majdalani
https://www.youtube.com/watch?v=l7MiUkHlhS4 : Chronique d’un Liban livré au chaos
Journées Paris - Beyrouth du 24 au 26 septembre 2020, organisées par l’IMA et FC
https://www.imarabe.org/fr/evenement-exceptionnel/paris-beyrouth-24h-pour-le-liban
Poèmes pour le Liban
Les forces actives de Rencontruire Ensemble - Suisse étant limitées, nous nous limitons pour l’instant aux deux projets suivants :
A. Soutenir Offre-Joie
Cette association fut fondée depuis plus de 25 ans par Melhem Khalaf, un disciple de Père Maroun Atallah, le fondateur de Reconstruire Ensemble (cf. https://offrejoie.org/fr/page-daccueil/daccueil/, https://www.lorientlejour.com/article/664603/Offre_Joie.html, https://www.vaticannews.va/fr/monde/news/2020-09/1-mois-apres-explosion-beyrouth-tente-de-se-relever-offre-joie.html)
1. un soutien financier, en versant vos dons sur le compte de Reconstruire Ensemble Suisse à la Raiffeisen : IBAN CH07 8080 8001 2276 9881 1, avec la mention « Liban - Post explosion ». Ces dons sont déductibles d’impôts.
Nous les acheminerons à Offre-Joie via le compte sécurisé de son antenne française, - dirigée par Me Amine Faraj, un ami d’étude de Me Melhem Khalaf -, un compte accessible en euro, avec des frais de commissions minimaux. Pour en savoir plus sur l’antenne française d’Offre Joie, vous pouvez cliquer sur le lien « Bulletin d’Offre-Joie »
2. un soutien « communicationnel », en diffusant directement ou indirectement, ses informations. N ‘hésitez donc pas à en parler autour de vous, à cliquer sur le lien « parlez-en à vous ami du site d’Offre Joie, à diffuser ces informations via vos pages Facebook
3. en relatant les récits de tous ceux qui pourront s’y engager activement, au Liban ou à partir de là où ils se trouvent. Qu’ils n’hésitent pas à prendre contact directement avec Catherine Otayek : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
B. Nous avons également pour objectif de rester en lien avec les membres de l’équipage du Vaisseau Orphalèse, fondé par Aline Tawk , même après son départ de Becharré à Liège.
Nous pourrons le faire en tentant de promouvoir des échanges à l’occasion des prochaines Rencontres Orient Occident du Château Mercier (ROO-Mercier), auxquelles huit de ses membres avaient été invités ce printemps…
La Covid en a décidé autrement, mais nous tenterons de les associer au moins par les ondes électroniques, si les Rencontres Orient Occident du Château Mercier reportées cet automne pourront bien avoir lieu comme prévu, entre le 29 octobre et le 7 novembre 2020 (cf. https://roomercier.com/wpcontent/uploads/2020/10/ROO_Programme_2020_WEB.pdf
Comment ? Les modalités doivent encore être mises au point, au fil de visioconférences qui pourraient éventuellement être organisées à Mercier. Une recherche commençant par celle de jeunes - d’âge ou d’esprit - prêts à dialoguer avec les membres de ce sympathique équipage, à propos, entre autres, des thématiques qui seront explorées au cours des ROO-Mercier.
A bon entendeur salut ! Qu’il n’hésite pas à prendre contact avec Aline Tawk, (cf. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) qui reste naturellement en contact avec eux
POEMES POUR LE LIBAN (6) Vénus Khoury-Ghata
Demande à l’obscurité*
«... Les gens en ce temps-là se saluaient
les femmes portaient des culottes en soie
les hommes des chapeaux
les couturières qui pédalaient sur leur Singer
avaient l’impression de voyager
Tabliers mouchoirs caleçons robe de mariée
se suivaient dans le désordre
le fil entrait de lui-même dans le chas de l’aiguille
il neigeait des pétales au moindre souffle de vent
Ce que nous prenions pour appels
étaient nos voix qui nous revenaient
la pierre qui se détachait de la montagne
ne portait aucun message».
* Vénus Khoury-Ghata, Demande à l’obscurité, Mercure de France, 2020.
http://itineraires.blog.24heures.ch/archive/2020/09/28/poemes-pour-le-liban-869823.html
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POEMES POUR LE LIBAN (5) GEORGES SCHEHADE
«C'est encore une fois l'automne
Le jardin court derrière ses feuilles
Personne n'est plus là:
Les fenêtres les gens
Mais le vent
Il y a une lune oubliée
Dans le ciel comme une figure
En souvenir du bel été
A boire disait une fontaine»
In Les Poésies, suivi de Portrait de Jules et de Récit de l’An Zéro, Poésie/Gallimard 2001.
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ANDREE CHEDID (4) CRIS POUR LE LIBAN
Cris pour le Liban
Comment te nommer, Liban?
Comment ne pas te nommer!
Comment crier du fond de tes abîmes
hors des camps et des clans
loin des catéchismes de la discorde
Dévoré par chacun de tes visages
de quel regard te contempler
de quelle oreille t’entendre
de quelle voix te servir ?
Pays
qui fut aussi ce coeur de largesse
ce visage d’hôte
ce levain ds libertés
Ne rebrousse plus chemin!
Récolte toutes les plaintes
Emporte toutes les paroles
Et pour fonder demain
reçois à table ouverte,
tes enfants rassemblés».
In Cérémonial de la violence, 1976, Editions Flammarion.
http://itineraires.blog.24heures.ch/archive/2020/09/04/andree-chedid-4-cris-pour-le-liban.html
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LIBAN (3) Khalil Gibran LE VISIONNAIRE
«Vous avez votre Liban et ses dilemmes.
J’ai mon Liban et sa beauté.
Vous avez votre Liban avec les conflits
qui le rongent.
J’ai mon Liban avec les rêves qui y naissent.
Vous avez votre Liban,
prenez-le tel quel est.
J’ai mon Liban
et je n’en accepte que l’absolu.
Votre Liban est un imbroglio politique
que le temps tente de dénouer.
Mon Liban est fait de montagnes
qui s’élèvent, dignes et magnifiques
dans l’azur.
Votre Liban est un problème international
que tiraillent les ombres de la nuit.
Mon Liban est fait de vallées paisibles
et mystérieuses
dont les versants accueillent le son des cloches
et le murmure des rivières.
Votre Liban est une arène où s’affrontent
Occidentaux et Orientaux.
Mon Liban est une nuée d’oiseaux
qui volettent au petit matin
tandis que les bergers
mènent leurs troupeaux dans les prés,
et s’envolent le soir
quand les paysans reviennent
de leurs champs et de leurs vignes.
Votre Liban est un gouvernement
aux nombreux tentacules.
Mon Liban est une hauteur calme et révérée,
entre mers et plaines,
comme le poète
à mi-chemin entre Création et Eternité».
1920
* Khalil Gibran, Mon Liban, Editions Mille et une nuits
http://itineraires.blog.24heures.ch/archive/2020/08/27/liban-3-869673.html
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LIBAN (2) LA POESIE ET LA CHAINE DU BONHEUR
Beyrouth Beyrouth*
«Beyrouth, tu es le mystère de la mort et de la vie
des hommes, de leur folie et de leur génie…
Beyrouth, tu as tant de visages, tant de profils,
je ne parviens pas à en choisir un;
Beyrouth, je n’aime pas choisir.
Je te veux tout entière, je caresse tous tes profils,
j’embrasse tous tes visages.
Beyrouth, tu es comme Paris aux cent villages
et, à chaque clocher d’église,
à chaque minaret de mosquée. Je me repère et je me perds.
Beyrouth, tu as dix-huit confessions religieuses
et je n’en ai pas, tu le sais, et je n’aime pas choisir,
Beyrouth, tu le sais, alors je les choisis toutes,
je pénètre dans toutes les églises,
je me déchausse dans chaque mosquée
et je t’écoute respirer au rythme du chant du muezzin
ou des chœurs maronites de la messe de Pâques.
Beyrouth, à force de te piétiner,
je finis par connaître chacune de tes ruelles,
de tes impasses les plus mystérieuses,
bientôt je pourrai conduire un «service» dans tes rues.
Beyrouth, tu me parles dans toutes les langues,
le français, l’anglais, l’arabe tout de même,
l’arménien, tu me parles allemand parfois,
espagnol aussi, italien; je sais pourquoi…
Beyrouth, quoi que tu me dises,
je te répondrai dans toutes tes langues.
Beyrouth, tu as la voix de Fairouz
et comment ne pas aimer une ville
qui a la voix de Fairouz?
Beyrouth, tu es pour moi la ville la plus mystérieuse au monde.
Beyrouth, tu es fragile comme un verre phénicien
et pourtant tu survis, sur les ruines de ton histoire
tu bâtis des tours vides
et tu racontes des histoires de princes qui demandent ta main.
Beyrouth, à Bourg Hammoud, tu foisonnes et tu grouilles,
la vie dense explose
comme un feu d’artifice humain aux mille sources,
aux mille éclats de voix.
Beyrouth, sublime lueur d’Orient aux vestiges éparpillés
dans mon cœur.
Beyrouth, ta misère est aussi insolente que ton luxe
et je me demande sans cesse
comment tu peux les faire cohabiter sans ciller».
* Beyrouth Beyrouth, récit poétique, Editions Z 2013.
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CARNET DU LIBAN 2020 (1) L’HORREUR ET L’ESPOIR
BEYROUTH ****
«Qu'elle soit courtisane, érudite, ou dévote,
péninsule de bruits, des couleurs, et de l'or,
ville marchande et rose, voguant comme une flotte
qui cherche à l'horizon la tendresse d'un port,
elle est mille fois morte, mille fois revécue.
Beyrouth des cent palais, et Béryte des pierres,
où l'on vient de partout ériger ses statues,
qui font prier les hommes, et font crier les guerres.
Ses femmes aux yeux de plages qui s'allument la nuit,
et ses mendiants semblables à d'anciennes pythies.
À Beyrouth chaque idée habite une maison.
À Beyrouth chaque mot est une ostentation.
À Beyrouth l'on décharge pensées et caravanes,
flibustiers de l'esprit, prêtresses ou bien sultanes.
Qu'elle soit religieuse, ou qu'elle soit sorcière,
ou qu'elle soit les deux, ou qu'elle soit charnière,
du portail de la mer ou des grilles du levant,
qu'elle soit adorée ou qu'elle soit maudite,
qu'elle soit sanguinaire, ou qu'elle soit d'eau bénite,
qu'elle soit innocente ou qu'elle soit meurtrière,
en étant phénicienne, arabe ou routière,
en étant levantine, aux multiples vertiges,
comme ces fleurs étranges fragiles sur leurs tiges,
Beyrouth est en orient le dernier sanctuaire,
où l'homme peut toujours s'habiller de lumière».
**** In Textes poétiques, hommage de Georges Shéhadé, Editions Dar An Nahar, 1986 ou Jardinier de ma mémoire, Flammarion, 1998.
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