Le destin libanais frappé maintenant par la guerre est-il prémonitoire ? Car ce petit pays, à la croisée des chemins orientaux et occidentaux n’est pas le seul pays proche de l’effondrement... Après avoir dévasté les ressources naturelles de la terre, la course à sa prédation, à l’argent, à l’armement militaire, à la guerre, sur terre comme sur les mers, cette course ne menace-t-elle pas de provoquer, région après région, l’éclatement du Moyen-Orient, de l’Europe, du monde ?
La lucidité du Phénix libanais (cf. l’interview pour le lancement de l’Orient le Soir) pourra-t-elle dénouer les noeuds intérieurs et extérieurs qui étranglent le Liban et le guider non seulement vers sa propre résurrection, mais bien au-delà ?...
Car les Libanais et les Libanaises tiennent étonnement debout, malgré toutes les vagues calamiteuses qui ne cessent de les submerger... Grâce à quelle force intérieure, cultivée certes depuis des âges, dès sa résistance à l’empire ottoman ? Grâce à une foi inébranlable, continuant par exemple à animer les habitants des derniers villages chrétiens du Sud Liban, qui, bien que coupés de tout, ne veulent pas quitter leur terre bénie, foulée par Jésus Christ il y a deux milles ans ?... (cf. situation à Ain Ebel) et le témoignage de Soeur Maïa, la directrice de “l’Ecole St-Joseph des Saints Coeurs” qui fut la première à accueillir dès le début du XXème siècle des enfants chrétiens et musulmans cf. interview Sœur Maia.
Cette résistance et cette foi forcent l’admiration... En serions-nous capables, si la guerre se propageait jusqu’en Europe ? Serions-nous capables de la prévenir, s’il est encore temps, en écoutant les humiliations, les frustrations, les souffrances accumulées depuis les colonisations européennes et la mondialisation débridée du monde ? En faisant preuve d'une réelle solidarité, à l’instar de leur exemple, à l'égard des peuples fuyant la misère et la guerre, au lieu de les rejeter à la mer ? En amorçant enfin la transformation de notre prétendue “civilisation” européenne, à laquelle nous appelle Edgar Morin depuis de nombreuses années ??
Le Liban est quant à lui déjà arrivé au pied du mur de cette transformation radicale. Les Libanais nous appellent à réfléchir et à y oeuvrer ensemble - chacun et chacune à la mesure de ses moyens, là où il ou elle se trouve - en orientant notre boussole non plus vers le Nord, mais vers l’Orient...
Telle est l’ambition, modeste, terre à terre, à laquelle RE-CH tente de contribuer, en échangeant - de manière pour l’instant virtuelle, en attendant de trouver les ressources humaines et financières, permettant d’organiser des rencontres et des actions communes - les réflexions, témoignages et initiatives des multiples bonnes volontés déjà à l’oeuvre, afin de leur donner la parole et de faire connaître leurs oeuvres.
Le Liban vit sur un fil. Le Sud du pays et de Beyrouth est terrassé par la guerre entre Israël et l’Iran, qui menace de rallumer les braises d’une guerre civile intérieure...
Que peut faire RE-CH face à de tels drames, sinon prier pour le Liban et tenter de donner la parole aux forces vives de ce pays, pour faire connaître leur courage et leur résistance, notamment au sein de son association mère RE-LI ?
Des objectifs dérisoires par rapport aux enjeux actuels, qui en découragent plus d’aucuns... Notre comité, réduit à 4 membres, ne baisse cependant pas les bras. Mais il cherche des renforts pour mener à bien quelques projets détaillés dans ce site (cf. page Projets) qu’il pourra présenter à la prochaine l’AG de RE-CH.
Celle-ci initialement prévue le jeudi 20 mai 2026, est toutefois reportée en septembre, lorsque le comité aura pu s’étoffer de nouvelles recrues, permettant de réaliser ces projets. A bon entendeur Salut !
Cela dit, la présence d’Aline Tawk, de passage en Valais le 21 mai, nous pousse à néanmoins maintenir une assemblée, non plus générale, mais pour venir écouter son programme de formation - à distance - à l’écoute bienveillante, à la communication non violente et à la médiation.
Un programme balisant utilement la voie que RE-CH entend emprunter pour tisser des relations fécondes entre la Suisse et le Liban. Notre association offrira donc cette formation à ses membres, dès que celle-ci pourra être en ligne, afin de forger ensemble les outils nécessaires à ce tissage.
Nous nous réjouissons donc de vous inviter
à la présentation d’Aline Tawk
de son programme Vis Viva*, un ensemble de formations à l’écoute bienveillante, à la communication non violente et à la médiation
le jeudi 21 mai à 17h00
à L’archipel de Sion, 47 ch. de l’Industrie
(à 7’ pied de la gare)